Le stress post-confinement Covid-19

Le stress post-confinement Covid-19

Pendant des siècles, nous avons eu recours à l’isolation physique. Les lépreux par exemple pendant le Moyen Âge avaient l’interdiction de s’approcher des villes. La quarantaine, c’est-à-dire mettre à l’isolement, vient d’Hippocrate (auteur du fameux serment du même nom), qui constata que les maladies aigues duraient en moyenne 40 jours. Mais c’est la première fois dans l’histoire de France qu’un confinement a été mis en place. Mis à part le fait que nous venons de vivre un moment historique, les effets et les impacts psychologiques, économiques, moraux et sociaux ne font que commencer à se faire sentir. Quels sont les impacts psychologiques de ce confinement ? Quels facteurs ont aggravé ce stress ? Que mettre en place pour en finir avec ce stress post-confinement Covid-19 et se donner les moyens d’affronter « le monde d’après » ?

Quels sont les impacts psychologiques du confinement que nous venons de vivre ?

Il y a eu :

  • La peur. Peur d’être contaminé, peur de transmettre le virus à un proche, peur de perdre son travail, peur de perdre de l’argent. S’en est suivi un comportement d’évitement de l’autre.
  • L’anxiété et l’angoisse. L’isolement social procure une angoisse. Le fait de se retrouver seul (EPADH, étudiants…) et de ne plus partager, toucher, embrasser les autres ont des répercussions néfastes et peuvent conduire à la dépression. La solitude est mortelle.
  • Des troubles du sommeil. Le stress et l’angoisse perturbent le sommeil. Le fait de cogiter, de s’inquiéter, de manquer d’activité physique, est le cocktail idéal pour perturber le sommeil.
  • De la frustration et de l’ennui. Le fait de se retrouver en huis clos et de s’ennuyer et bien on se venge sur la nourriture pour compenser. On essaie de retrouver un peu de plaisir dans les aliments plus souvent sucrés, avec ce petit côté régressif de l’enfance. Et cela donne 2,5kg en moyenne de prise de poids par personne.
  • Burn out. Surtout pour ceux qui ont continué à travailler. Ils ont été sur-sollicités, car souvent en nombre réduit. On pense aux personnels soignants, aux caissières, aux commerces d’alimentations…

stress anxiété

 

Qu’est-ce qui a aggravé cet état d’anxiété ?

 

  • La taille de l’habitation. Il était plus facile d’être confiné dans un pavillon avec jardin qu’en appartement surtout avec de jeunes enfants.
  • L’isolement social et géographique. Des étudiants isolés loin de leurs familles dans un petit logement et sans trop de source de revenu par exemple.
  • La précarité financière.
  • Des antécédents psychologiques. Si la personne était déjà fragile avant, le confinement n’a fait qu’aggraver les choses.
  • La surcharge de travail pour ceux qui continuaient à travailler. Le manque d’effectif pour ceux qui se déplaçaient sur leur lieu de travail, sans compter les soucis de transports qui compliquaient leur quotidien. Mais aussi le télétravail qui devenait très compliqué dès lors que de jeunes enfants étaient à la maison.
  • Les tensions familiales avec les désaccords sur l’éducation des enfants, le ménage… une recrudescence de violences familiales a été recensé.
  • L’ignorance concernant le virus. Le fait d’entendre tout et son contraire est source d’angoisse. L’épisode de la chloroquine a divisé le public et a instauré une perte de confiance vis-à-vis des autorités. Cela a mené jusqu’à une inquiétude et un sentiment d’insécurité, appuyé par l’absence d’un traitement sûr et efficace.

stress télétravail

De plus, pendant ces deux mois de confinement notre rythme circadien s’est quelque peu déréglé.

Il y a eu une perte de repère des horaires habituels et du rythme de travail. On se levait plus tard, donc on se couchait plus tard. Peu à peu le cycle s’est décalé d’en moyenne trois heures, ce qui est beaucoup ! Le fait de rester devant un écran plus tard a été un facteur aggravant. Nous savons que la lumière bleue des écrans retarde la sécrétion de mélatonine, donc de l’endormissement et par conséquent le réveil est lui aussi retardé. La phase de récupération est optimale entre 23h et 2h du matin. Avec le décalage du cycle, la récupération n’était pas complète et de moins bonne qualité que lorsque l’on se couche plus tôt. D’où ce sentiment de fatigue et de trouble de la mémoire que beaucoup ont ressenti, qui a mené parfois à une perte de repères.

 

Quelques conseils pratiques pour en finir avec ce stress post-confinement covid-19

 

  • Réduire d’au moins deux heures la consultation d’écrans au quotidien.
  • Renouer les liens avec les personnes isolées.
  • Etablir une liste de projets post-crise : vacances, objectifs professionnels, loisirs, changement de manière de travailler et de consommer…
  • Pratiquer régulièrement une activité physique et intellectuelle.
  • Faire en sorte de ne plus s’ennuyer pour ne plus grignoter.

Il faut casser cette boucle : je m’ennuis, je stresse donc je compense pour me calmer avec de la nourriture, de l’alcool, des cigarettes…

Il va falloir aussi retrouver un sommeil récupérateur, grâce :

  • A la phytothérapie en prenant des plantes sédatives et calmantes comme le pavot de Californie, le coquelicot pour les enfants fonctionne très bien, la mélisse qui apaise également les spasmes digestifs dû au stress, la valériane, la passiflore
  • Les huiles essentielles à appliquer sur le plexus et les poignets le soir au coucher, ou sur un mouchoir à poser à côté de l’oreiller. L’huile essentielle de lavande vraie, de petit grain bigarade, d’orange douce vous aideront à trouver le sommeil plus rapidement.

 

Il faudra également apprendre à gérer son stress

Grâce entre autre aux plantes adaptogènes. Ce sont des plantes qui augmentent les capacités de défense en réponse au stress. Elles améliorent la qualité du sommeil et calme l’état de stress. Il y a la rhodiole, le ginseng, l’éleuthérocoque et l’ashwagandha, entre autre.

Et bien sûr ne pas oublier l’incontournable magnésium. Pour lutter contre le stress, les douleurs musculaires, les problèmes de sommeil, l’irritabilité, ne pas hésiter à se supplémenter. Le magnésium améliore l’humeur. Un manque de magnésium a également un effet sur notre microbiote qui lui-même joue un rôle dans les dépressions.

Et pour améliorer l’humeur, pensez aux oméga 3, notamment à l’EPA qui aura un rôle sur le comportement et l’humeur.

Les GABA (gamma aminobutyric acid) neurotransmetteurs inhibiteurs du système nerveux central, fonctionnent comme relaxant naturel et agissent assez vite après la prise. Ils diminuent aussi l’anxiété.

Un rééquilibrage alimentaire avec un indice glycémique faible (pour perdre les 2,5kg pris pendant le confinement) et une activité physique en plein air vous aideront à retrouver votre bonne humeur et un bien-être optimal.

activité physique contre le stress

Voici donc quelques actions simples à mettre en place pour gérer ce stress post-confinement Covid-19. Cette liste est non exhaustive et il appartient à chacun de bien se connaitre pour faire face au stress le mieux possible.

N’hésitez pas à me contacter en laissant des commentaires ou par mail, je me ferai un plaisir de vous répondre.

Pensez à vous, prenez soin de vous !

La publication a un commentaire

  1. Isa L

    Merci pour cet article très complet, qui permet de porter un regard éclairé sur ce que nous avons vécu individuellement mais aussi sur la façon dont des proches ont pu le vivre, peut-être différemment. Portez-vous bien

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